Journal n°22

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Chers amis,
Tout d’abord je suis heureux que ce journal paroissial devienne une œuvre commune à nos deux paroisses. Je remercie Henri et Rémy d’avoir accepté avec joie et enthousiasme de réaliser cette évolution du journal de la paroisse saint Pierre des deux rives. Je remercie également Danielle et Dominique Morin de leur disponibilité à travailler à la partie consacrée à la paroisse du Bienheureux Père Laval.

A l’heure où ce journal paroissial vous sera distribué le Carême sera terminé et nous serons dans le temps de Pâques ! On a l’habitude de penser que la prière est d’abord l’œuvre du temps du Carême… Mais en fait, comme vous le savez aussi, elle est présente tout au long de notre vie et du temps liturgique. Elle est le fondement de notre vie chrétienne car elle nous permet de faire une rencontre vivante avec le Christ, notre Dieu, qui nous aime. Au cours de cet édito et du prochain je désire tenter de répondre à quelques questions que j’entends souvent sur la vie de prière. C’est une façon pour moi de souligner l’importance de la vie spirituelle pour notre mission. La prière et cette relation vivante avec le Christ nous permet d’Évangéliser en puisant à la source de la miséricorde. Comme le dit le pape François, sans la prière, « nous pouvons marcher tant que nous le voulons, construire un tas de choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, rien ne va. Nous deviendrions une philanthropique ONG mais non l’Église, l’Épouse du Seigneur. Si on ne bâtit pas sur la roche il arrive ce qu’il arrive aux enfants sur la plage avec leurs châteaux de sable. Sans consistance, ils s’effondrent. »

Regardons donc ces questions.
Y-a-t-il une bonne et une mauvaise prière ?
Faisons une réponse de Normand ! Oui et non. Non car la prière n’est pas un examen où il faudrait être le meilleur. Dieu ne regarde pas le style grammatical des phrases que nous lui adressons. La prière est gratuite. C’est un cadeau à un être aimé. Permettez-moi de prendre un exemple concret. Lorsqu’un homme et une femme se rencontrent et débutent une relation amoureuse, ils ont envie de se voir, de se parler, de se connaître, de partager ce qui fait leur vie. Pour la prière c’est la même chose, si j’aime Dieu alors pas d’autre solution que de prendre du temps avec Lui ! La deuxième partie de ma réponse sera la suivante : je crois qu’il y a une forme de mauvaise prière. Celle qui nepense qu’à soi. Cette prière n’est plus un dialogue, elle est un monologue ; finalement je ne parleplus à un autre mais à moi ! Nous pouvons prier Dieu pour nous mais attention : ce que je demande est-il essentiel pour ma vie ? N’oubliez pas aussi que Jésus nous dit que tout ce dont nous avonsbesoin Dieu le connaît. Apprenons à faire confiance !

Quand et où prier ?
Il y a mille façons de prier mais comme pour le forgeron, c’est en priant qu’on apprend à prier.
Et l’appétit, le goût de la prière vient en priant. Une bonne prière est surtout une prière qui a été faite ! Evidemment tout le monde n’est pas un moine. Ce qui compte, c’est de rester à l’écoute deDieu, de fixer des rendez-vous, de prendre le temps de nous souvenir que Dieu ne nous oublie paset que nous voulons faire de même. Donc, mieux vaut une prière quotidienne d’un quart d’heure qu’une extase tous les six mois !

« Je n’ai pas le temps de prier »
C’est vrai que nous avons une vie parfois dense et même un peu dingue. Mais franchement soyons raisonnables quelques instants. Combien de temps passons-nous devant la télévision, l’ordinateur,les jeux vidéo, à nos loisirs en général ? Dans ce flot d’activités ne pouvons-nous pas prendre un peude temps pour Dieu ? Je vous laisse répondre vous-même à cette interrogation…

Père Eric PICHARD